Après avoir soumis notre roadbook à Scoach, ils nous informe que les cols envisagés sont tout simplement fermés ! Je peaufine, je retourne pour arriver à faire ce qui est possible. La patronne m'indique que les Gorges du Daluis sont plus sympa en montant (pas de tunnel et voie de droite côté vide) donc dernière modif, on ne fera pas une boucle mais un 8.

On fait le plein et Scoach nous rejoint comme prévu à la station où un motard en B-King m'apprend que le col de la Lombarde vient d'ouvrir ! On rebattra les cartes pour le trajet de demain alors !
Départ donc comme convenu à 9h pour le col de la Cayolle pour s'échauffer. fraîcheur, route étroite et bitume gondolé ne mettent pas Hub à son aise. Les premiers névés en bord de route ne le rassurent pas et l'arrivée en haut a failli se solder par une bouillie de marmotte : deux d'entres elles traversent devant mes roues et elles se sont gênées l'une l'autre si bien que j'ai cru qu'elles ne dégageraient pas la route à temps. Première pause et j'admire l'état comme neuf de la fj1200 de scoach.

La descente vers Entraunes commence avec des lacets qui se désserrent jusqu'à devenir franchement roulants et Hub me colle de plus en plus. On prend un pied d'enfer jusqu'à Guillaume où il fait franchement déjà chaud pour une pause.


On bifurque vers Valberg via Peone et Hub commence à comprendre sa nouvelle moto dans les épingles. Il l'a eue avec moins de 2000km au compteur donc quasi neuve et c'est son premier gros cube.
J'en profite pour mentionner que ma GSX me régale par son moteur (on s'en doutait) mais aussi par son châssis ! Il est à la fois confortable et très rigoureux ce qui permet de la placer avec précision. Par contre, il faut une carrure de bûcheron pour enchaîner les balancements d'un côté à l'autre. (rentré hier, j'ai encore des courbatures dans les bras !)
Ce moteur est marrant car on peut rentrer partout avec rapport de trop sans que la réaccel' soit pénalisée et il aime quand-même prendre des tours. On sent qu'il ne force jamais et propulse sans faiblir mais presque avec délicatesse. Sur ce point, le bouilleur de la cb1000r est bcp plus hargneux, limite brutal avec des résultats qui sont au final complètement similaires. Deux approches pour une même perf.
Retour à la route : on descend les gorges du Cians dans cette roche rouge vraiment dépaysante. La route semble parfois accrochée à la falaise et on mesure combien on est petit devant ces aplombs... La poésie ça va bien 2minutes mais on s'est tiré une telle bourre que la multi strada V4 à l'attaque ne doit pas s'en remettre de la vitesse où on l'a passée ! Du coup, on a dû attendre scoach en bas sous une chaleur de bête.
On se pose tôt pour déjeuner à Puget Thénier et repartir tot avec le moins de monde possible. A force de dire à Hub, de bien prendre sa doublure, ses ss vetements techniques etc... pour éviter le froid en haute montagne, j'en regrette de ne pas avoir pris mon blouson mesh tellement les quasi 30° me paraissent insupportables.
On remonte par les gorges de Daluis où le rythme touriste s'impose tellement c'est somptueux, vraiment. Direction Valberg à nouveau mais par le col éponyme cette fois et là encore, un pied d'enfer avec un rythme augmentant au fur et à mesure que la température baisse.


Ensuite Beuil, Isola village, St Etienne de Tinée pour arriver au superbe col de la Bonette. À chaque fois, c'est l'émerveillement avec ce paysage lunaire (sauf la neige) dépourvu de la moindre végétation.





Il est encore tôt pour l'apéro au gîte donc scoach nous propose d'aller admirer le pont du Châtelet dont l'ouverture sous l'arche mesure 18m pour enjamber 108m de vide !

Pour finir, une bière en ville pour dire au revoir à scoach avant d'attaquer l'apéro au gite, le diner et un bon dodo
Bref, la moyenne baisse aussi vite que monte le plaisir : 248km en 6h10 de roulage.




























