Alors donc j'ai un peu avancé.
On commence par les trains roulants : Comme je l'ai dit je monte des freins à disques à l'avant, donc fusée + moyeux d'une 4L plus récente. Les pièces sont bien rouillées (voir photos quelques pages avant). Qu'est-ce qu'on fait ? Brosse métallique et diluant me direz vous ? Et bien non on fait rien et on laisse faire la physique : une bonne electrolyse, une réaction d'oxydo-réduction, et la rouille disparait (enfin je schématise) :
On plonge la pièce à dérouiller dans un bain d'eau + St Marc (soude en cristaux) et on met un morceau de féraille ou inox. On branche ça à un chargeur de batterie (Le plus sur l'inox, le moins sur la pièce), on envoie la sauce, ça fait des bubulles, et quelques heures plus tard, les pièces ressortent SANS UN PET DE ROUILLE. Un coup de borsse métallique pour faire tomber les peaux de rouilles qui restent et basta. J'ai pas fait de photo avant-après mais c'est hallucinant (google y'a plein de gars qui utilisent ce procédé).
Le montage :
J'ai modifié le circuit d'huile au niveau des retours dans le carter. Le but étant de ne pas déjauger, je renvoi direct l'huile sur la crépine. J'ai simplement soudé du tube de feraille aux canalisations d'origine, en prenant soin de toujours faire descendre le tube, pour ne pas ralentir la descente. Combiné avec les cloisons du carter et la plaque, ça devrait pas déjauger. Je me calque sur un anglais que j'ai contacté qui fait de la course de côte en Lotus Seven, montée avec un SACS. Sauf que lui il a pas rallongé les retours. Donc mon montage n'en devrait être que plus efficace.
Les cloisons du carter d'huile en alu 20 dixièmes, restera plus qu'à souder tout ça :
J'ai attaqué ma plaques anti-déjaugeage, mais pas fini donc pas de photo !
On reste sur le moteur avec le système d'injection maintenant. Voila tout ce qu'il y a à caser... miam

:
Adaptation des corps de papillons de 600 K1 : J'ai viré les papillons secondaires car ingérables avec une injection aftermarket. Sauf que ça laisse des trous, que j'ai rebouchés avec de la pate Sader. C'est nickel : on malaxe pour homogénéifier la pate, on bourre dans le trou, on laisse deux heures, et après on peut percer meuler etc... Moi je veux juste que ce soit étanche donc c'est good.
Comme on le voit sur la photo suivante, d'origine, montés sur des pipes de 36, les corps sont trop écartés au milieu pour le rail. Donc on coupe le rail.
L'écartement entre 1-2 et 3-4 tombe nickel avec les pipes de 36. Au milieu on rallonge donc le rail (soudure pour l'étanchéité), et on fait une petite patte sur le levier de papillon pour la jonction 2-3, sinon quand on tire le cable d'accélérateur, bah y'a que le 3 et 4 qui s'ouvrent (pas encore fait, ce soir surement).
J'ai percé-taraudé aux deux extrémités du rail, l'une pour le mano de pression d'essence (qui sera déporté au tableau de bord une fois le moteur monté), et l'autre pour l'arrivée d'essence. Il n'y a pas de retour car il se fait direct au réservoir (explication plus bas). Donc ça fait une ligne de moins à tirer, et vu le prix des durites tressées c'est pas plus mal.
Tiens en parlant de durite tressée, j'ai craqué et fait un petit cadeau à mamie

:
Pour les curieux, pour faire le circuit d'essence + circuit d'huile + tuyauterie du moteur jusqu'au mano dans l'habitable, j'en ai eu pour un peu moins de 200€. Ok c'est cher, mais une fois monté putain que ça va être beau !!!

Et en plus c'est plus résistant, donc mieux pour la fiabilité avec les cailloux tout ça... (oui bon un argument à la mors-moi-le-noeud mais on se rassure comme on peut

)
J'ai aussi bossé l'intégration de la pompe à injection. La pompe d'origine c'est ça :
Une fois le support démonté :
L'avantage de cette pompe c'est qu'elle est auto-régulée en pression à 3 bar, et que le retour se fait directement dans le réservoir (le régulateur c'est la partie en plastoc blanche.). Donc pas de ligne de retour et qui dit immergée dit silencieux et plus fiable (rapport aux caillasses encore une fois...).
Le problème c'est que je peux pas laisser comme à l'origine le bas de la pompe sortir par en dessous (la pompe aspire par le bas) car je perd en garde au sol sous le réservoir. Donc on perce le support et on fabrique un système de maintien par le haut :
On perce ensuite le réservoir pour pouvoir rentrer la pompe :
Un petit coup de torche plus tard (j'ai bien pris soin avant de dégazer le résé avec remplissage d'eau + souflette un bon moment + le feu...)
L'idée c'est de faire une rondelle à l'intérieur du résé, et une rondelle à l'extérieur, qui prennent en saundwich la tôle fine du réservoir, pour pouvoir monter par dessus la platine qui me sert de support pour la pompe.
Sur l'image qui suit, on voit les deux rondelles ainsi que la platines boulonnées toutes ensembles pour percer les 3 en même temps pour être d'équerre au remontage. La rondelle du dessous est fendue pour pouvoir la rentrer dans le réservoir en la pliant en 8.
Les écrous borgne seront plongés dans le résé donc je prends des écrous borgnes, que je soude à la rondelle pour être étanche.
La rondelle placée sur le résé pour contre-percer la tôle, ça donne une idée de comment ça rendra à la fin. Pour la pompe, il me reste à fabriquer le raccord qui va du tuyau de sortie de la pompe, à la platine sur laquelle sera soudé un embout fileté pour venir visser la durite tressée et son raccord AN 6.
J'ai attaqué des adaptateurs pour les durites tressées sur le radiateur (idée honteusement pompée sur Pierre et son tas de feraille

)
Mais finalement, je suis allé faire un tour chez mon pote et sponsor le casseur pour aller chercher les sondes qui me manquaient pour l'injection, quand je suis tombé sur cet ENORME radiateur d'huile sur une Audi TDi. J'ai mis le radia d'origine à coté (enrubanné) pour comparer les tailles. Il y a deux mega ventilos derrière. Avec ça, les problèmes de surchauffe devraient être résolus, jugez par vous-même
Dans la suite des évènements : finir les fixations moteur et couplage avec la boite (que je peux pas faire tout seul car besoin d'outils que je maitrise pas, et mon oncle est en vacances jusqu'au 15), et surtout démarrer le moteur sur son support, une fois le résé fini et raccordé. Parce que finalement, une fois le moteur démarré avec une cartographie grossière, il restera à remonter les trains roulant, rien de bien complexe, et mettre le moteur dans la wouature pour ensuite rouler avec le PC portable en guise de passager, et peaufiner la carto.
ON AVANCE !!!!
