Installation shifter 1100 gsxr
Posté : 09 juil. 2025, 19:25
Salut tous,
Après la restauration et remise en route, maintenant qu'elle marche du feu de dieu, voici donc le moment d'optimiser le monstre.
Ayant eu (vendu très récemment) une pistarde équipée d'un blipper, et ayant vraiment kiffé le bidule, je me suis mis en tête de monter un shifter sur la Diva. Pas possible pour un blipper, trop vieille, mais le shifter c'est top aussi !
Je n'ai pas trouvé sur le forum de retour d'expérience concernant le montage sur un 11R, alors je m'en vais vous faire un semblant de tuto.
Je connais, pour en avoir installé plusieurs, le iQSE de healtech. Il n'est pas cher, universel et totalement paramétrable. Alors j'ai acheté ça, incluant le faisceau adapté aux vieilles meules à CDI et carbus.
Pas vraiment compliqué à monter, il va demander un peu de minutie pour le passage des câbles. Le plus long, c'est le déshabillage/habillage de la belle. Le plus chiant, c'est de passer les fils sans démonter l'intégralité de la meule...
Donc, étape 1 : déshabillage.
Petite astuce perso pour sortir le résé sans avoir à démonter tout le cul de la moto :
J'ai aussi viré le sabot, pour avoir un accès plus facile à la biellette de sélection et passer le fil du capteur proprement, mais ça reste (relativement) accessible sans...
Bon, et comme j'en ai marre de galérer avec ces foutus tuyaux d'essence à chaque démontage du résé, je me suis trouvé ça :
J'en ai donc profité pour installer ces raccords rapides. Après essai, je galère encore un peu du fait du manque de place, mais rien à voir avec avant : en 5min le réservoir est remonté.
Bref, ce n'est pas le sujet. Donc accès libre aux bobines.
L'idée, c'est de brancher le faisceau du shifter dessus. Pour être précis, il faut débrancher des bobines les 2 fils orange/blanc. C'est le + d'alimentation. On isole l'un des fils (qui ne servira plus) et on branche le fil rouge du faisceau sur le 2ème.
C'est par celui ci que le boitier du shifter puisera son alimentation.
Les deux fils vert du faisceau sont à rebrancher à la place des orange/blancs d'origine. Là est la 1ère galère, car l'accessibilité est vraiment merdique. J'ai dû démonter les fixations de bobines pour pouvoir avoir un accès plus aisé.
Le fil blanc du faisceau se raccorde, via une cosse vampire fournie, sur l'un des fils de retour des bobines. N'importe lequel. J'ai choisi le blanc pour l'appairage des couleurs, mais ça n'a vraiment pas d'importance. Ce fil sert à informer le boitier du shifter du régime moteur.
Le dernier fil, noir avec la cosse ronde, est la masse du boitier. Je l'ai fixé à l'aide de la vis de maintient du manchon d'air.
Reste à peaufiner le passage et fixer les fils, et c'est terminé pour le côté bobines. Puka remonter le réservoir.
Etape 2 : le capteur.
Contrairement à la plupart des shifters, qui ont un capteur push/pull à installer sur le renvoi de sélécteur, celui-çi se pose sur la vis de biellette. Je n'ai jamais vraiment compris son mode de fonctionnement, mais en tous cas ça marche. Et pas besoin de remplacer le renvoi, et en plus c'est discret.
J'ai fait cheminer le fil comme celui du capteur de béquille, puis traverser le cadre et le bac à batterie pour aller rejoindre l'autre faisceau, vers le boitier à fusibles.
Là encore, il faut prendre le temps de peaufiner le passage du fil, veiller à laisser assez de mou pour que la biellette puisse tourner sans tirer dessus, etc...
Etape 3 : le boitier
Facile, il se colle avec du double-face ! un petit dégraissage à l'essence F sur le garde boue, et yapuka. Enfin on branche les 2 prises (le faisceau et le capteur) et c'est fini.
Bon, reste à remonter les selles et le sabot. Au total, en prenant le temps, y compris l'installation des raccords d'essence, et bien contrôler au multimètre chaque branchement, ça m'a pris 3h de l'installation de la moto sur la table jusqu'au 1er démarrage.
Etape 4 : le paramétrage.
Le boitier se règle via wifi (certaines versions via bluetooth). Il faut donc télécharger l'application correspondante sur smartphone, puis appairer.
Une fois le boitier connecté au tel, on démarre le moulin, et on lance l'assistant de paramétrage. Les étapes sont très bien indiquées et faciles à suivre. Les réglages de bases sont adapté. J'ai dû quand même modifier le "pulse per rev" pour avoir le bon régime moteur affiché.
Une fois fait, un bouton sur l'appli permet de tester la coupure. Si ok, il n'y a plus qu'a aller rouler.
Bon forcément, faut tester hein. Alors je suis allé essayer.
Pas facile sur nos routes de montagne, qui plus est encombrées par les touristes en gogette. Mais ça le fait. J'ai donc constaté que les paramètres automatiques sont plutôt biens.
Mais, le sélecteur accroche un peu, le passage n'est pas très souple, surtout à bas régime. Bon, c'est valable pour tous les shifter hein, c'est pas fait pour être utilisé au ralenti...
Mais je suis quand même retourné sur l'application peaufiner les réglages. descendu la sensibilité du capteur de 30 à 20%, et augmenté le temps de coupure de 80 à 90ms.
Et là du coup, beaucoup mieux. Dès 4000 tours, ça passe comme dans du beurre. Plus souple même qu'avec l'embrayage. Ca reste un poil rêche en dessous, je fignolerais peut être après avoir roulé plus longtemps, voir comment ça se comporte.
En résumé :
Pas trop difficile à installer, upgrade quasiment invisible :
Et fonctionne très, très bien.
Bon, c'est déjà une moto de débile, mais avec ce truc en plus qui t'incite a gazer pour monter les rapports, j'ai pas fini de me faire du mourron pour mon permis !
![laugh [laugh]](./images/smilies/laugh.png)
Après la restauration et remise en route, maintenant qu'elle marche du feu de dieu, voici donc le moment d'optimiser le monstre.
Ayant eu (vendu très récemment) une pistarde équipée d'un blipper, et ayant vraiment kiffé le bidule, je me suis mis en tête de monter un shifter sur la Diva. Pas possible pour un blipper, trop vieille, mais le shifter c'est top aussi !
Je n'ai pas trouvé sur le forum de retour d'expérience concernant le montage sur un 11R, alors je m'en vais vous faire un semblant de tuto.
Je connais, pour en avoir installé plusieurs, le iQSE de healtech. Il n'est pas cher, universel et totalement paramétrable. Alors j'ai acheté ça, incluant le faisceau adapté aux vieilles meules à CDI et carbus.
Pas vraiment compliqué à monter, il va demander un peu de minutie pour le passage des câbles. Le plus long, c'est le déshabillage/habillage de la belle. Le plus chiant, c'est de passer les fils sans démonter l'intégralité de la meule...
Donc, étape 1 : déshabillage.
Petite astuce perso pour sortir le résé sans avoir à démonter tout le cul de la moto :
J'ai aussi viré le sabot, pour avoir un accès plus facile à la biellette de sélection et passer le fil du capteur proprement, mais ça reste (relativement) accessible sans...
Bon, et comme j'en ai marre de galérer avec ces foutus tuyaux d'essence à chaque démontage du résé, je me suis trouvé ça :
J'en ai donc profité pour installer ces raccords rapides. Après essai, je galère encore un peu du fait du manque de place, mais rien à voir avec avant : en 5min le réservoir est remonté.
Bref, ce n'est pas le sujet. Donc accès libre aux bobines.
L'idée, c'est de brancher le faisceau du shifter dessus. Pour être précis, il faut débrancher des bobines les 2 fils orange/blanc. C'est le + d'alimentation. On isole l'un des fils (qui ne servira plus) et on branche le fil rouge du faisceau sur le 2ème.
C'est par celui ci que le boitier du shifter puisera son alimentation.
Les deux fils vert du faisceau sont à rebrancher à la place des orange/blancs d'origine. Là est la 1ère galère, car l'accessibilité est vraiment merdique. J'ai dû démonter les fixations de bobines pour pouvoir avoir un accès plus aisé.
Le fil blanc du faisceau se raccorde, via une cosse vampire fournie, sur l'un des fils de retour des bobines. N'importe lequel. J'ai choisi le blanc pour l'appairage des couleurs, mais ça n'a vraiment pas d'importance. Ce fil sert à informer le boitier du shifter du régime moteur.
Le dernier fil, noir avec la cosse ronde, est la masse du boitier. Je l'ai fixé à l'aide de la vis de maintient du manchon d'air.
Reste à peaufiner le passage et fixer les fils, et c'est terminé pour le côté bobines. Puka remonter le réservoir.
Etape 2 : le capteur.
Contrairement à la plupart des shifters, qui ont un capteur push/pull à installer sur le renvoi de sélécteur, celui-çi se pose sur la vis de biellette. Je n'ai jamais vraiment compris son mode de fonctionnement, mais en tous cas ça marche. Et pas besoin de remplacer le renvoi, et en plus c'est discret.
J'ai fait cheminer le fil comme celui du capteur de béquille, puis traverser le cadre et le bac à batterie pour aller rejoindre l'autre faisceau, vers le boitier à fusibles.
Là encore, il faut prendre le temps de peaufiner le passage du fil, veiller à laisser assez de mou pour que la biellette puisse tourner sans tirer dessus, etc...
Etape 3 : le boitier
Facile, il se colle avec du double-face ! un petit dégraissage à l'essence F sur le garde boue, et yapuka. Enfin on branche les 2 prises (le faisceau et le capteur) et c'est fini.
Bon, reste à remonter les selles et le sabot. Au total, en prenant le temps, y compris l'installation des raccords d'essence, et bien contrôler au multimètre chaque branchement, ça m'a pris 3h de l'installation de la moto sur la table jusqu'au 1er démarrage.
Etape 4 : le paramétrage.
Le boitier se règle via wifi (certaines versions via bluetooth). Il faut donc télécharger l'application correspondante sur smartphone, puis appairer.
Une fois le boitier connecté au tel, on démarre le moulin, et on lance l'assistant de paramétrage. Les étapes sont très bien indiquées et faciles à suivre. Les réglages de bases sont adapté. J'ai dû quand même modifier le "pulse per rev" pour avoir le bon régime moteur affiché.
Une fois fait, un bouton sur l'appli permet de tester la coupure. Si ok, il n'y a plus qu'a aller rouler.
Bon forcément, faut tester hein. Alors je suis allé essayer.
Pas facile sur nos routes de montagne, qui plus est encombrées par les touristes en gogette. Mais ça le fait. J'ai donc constaté que les paramètres automatiques sont plutôt biens.
Mais, le sélecteur accroche un peu, le passage n'est pas très souple, surtout à bas régime. Bon, c'est valable pour tous les shifter hein, c'est pas fait pour être utilisé au ralenti...
Mais je suis quand même retourné sur l'application peaufiner les réglages. descendu la sensibilité du capteur de 30 à 20%, et augmenté le temps de coupure de 80 à 90ms.
Et là du coup, beaucoup mieux. Dès 4000 tours, ça passe comme dans du beurre. Plus souple même qu'avec l'embrayage. Ca reste un poil rêche en dessous, je fignolerais peut être après avoir roulé plus longtemps, voir comment ça se comporte.
En résumé :
Pas trop difficile à installer, upgrade quasiment invisible :
Et fonctionne très, très bien.
Bon, c'est déjà une moto de débile, mais avec ce truc en plus qui t'incite a gazer pour monter les rapports, j'ai pas fini de me faire du mourron pour mon permis !