Une GSX-R doit-elle être bleue et blanche ?
Posté : 15 oct. 2009, 12:08
Une GSX-R doit-elle être bleue et blanche ?
Certains puristes vous le diront : au même titre qu’une Ferrari doit être rouge, qu’une Alpine A110 Berlinette doit être bleue métallisée ou qu’une Renault 8 Gordini doit être bleue de France, une Suzuki GSX-R doit-elle être, historiquement parlant, bleue et blanche !
C’est sur cette question un peu superficielle, donc totalement indispensable, que nous allons décortiquer les différentes variantes de couleurs que nos belles ont adoptées durant plus de 20 ans.
Force est de constater que chaque millésime de GSX-R a toujours eu une teinte bleue/blanche , souvent accompagnée d’autres teintes, soit au grès des modes de l’époque, soit liées à la cylindrées, soit en fonction du continent où elle est vendue.
En tête du hit parade, pas de surprise, nous découvrons donc le bleu et blanc, aucun millésime n’y aura échappé, et il s’agit bien là d’un signe de fabrique, que cela soit pour les 750, les 1100 , les 250, les 400, et plus récemment les 1000 et les 600 cm3.
D’ailleurs en 1985, la France n’a reçu que cette couleur, l’autre robe rouge/blanche/noire n’ayant pas été jugée utile par Suzuki France, contrairement aux autres pays Européens.
Suit de très près le mariage rouge et blanc (souligné de noir), pour ceux qui ne se satisfont plus de l’éternel bleu et blanc qui peut, on le comprends, parfois lasser, surtout après 20 ans.
Mais il ne faut pas croire que ces 2 teintes majeures sont les seules, car dès les premières années, le Japon et quelques autres pays ont eu droit à d’originales teintes.
Hommage à Yoshimura avec des motos rouges et noires métallisées, telle la GSX-R 750 R Limited Edition de 1986. L’Europe et les Etat-Unis ayant eu droit à la place à une version bleu/blanche/rouge.
En France, peu de GSX-R arriveront en rouge et noir, hormis les 1100. Par contre le japon aura en 1988 des 750 de cette teinte.
Les japonais étant privés de grosses cylindrées, c’est la 400 GSX-R qui cartonne là-bas, elle bénéficie donc de belles décorations d’inspiration racing, comme la 400 GSX-R HB réplica, toute de jaune vêtue et parée de déco et stickers ad’hoc.
Toujours au Japon, il a existé plusieurs versions limitées de GSX-R ‘black’, avec juste un logo R doré. Très sobre, très chic, c’est une intéressante alternative. Cela a commencé en 1987 au Japon, avec une 250, une 400 et une 750 ‘black’ la même année ! Puis régulièrement au pays du soleil levant, des GSX-R sortiront des usines toute de noir vêtue. Idem en 1988 où chaque modèle japonais existe en bleu, en rouge et en full black. La France n’aura droit que tardivement à une telle version : seulement en 2004 avec la 1000 GSX-R limited. Preuve s’il en est que le noir n’est plus une couleur morbide pour nous européens, cela est soit classieux, soit irrévérencieux (merci ghost-rider).
Puisque l’on parle de noir, la 750 n’aura jamais vraiment eu droit à cette couleur, jugée trop sobre pour une 750 devant exhiber fièrement son appartenance à la course. Et puisqu’en compétition, elles étaient soit bleue et blanche en Europe, soir rouge et noir au Japon, alors les 750 GSX-R de série mimaient leur homologues de circuit, jusqu’au bout des carénages.
Cette privation de noir fera le bonheur de la 1100, qui grâce à ses aptitudes routières, ne cherche pas à singer la dernière moto d’usine d’endurance. Bienvenue donc le noir et le gris , le noir/gris/violet, prouvant avec talent que sobriété rime avec beauté.
L’année 1992 voit apparaître les décos flashy et fluo en lieu et place des classiques décorations linéaires. Cela durera jusqu’en 1996, et il faudra voir apparaître la renaissance de la 750 avec le modèle Srad, pour voir le retour à quelques décorations moins radical, abstraction faites des 750 GSX-R Srad de 1996 ‘or’ et ‘mauve et jaune’, surnommées à l’époque ‘marsipulami’
Entre temps, nous aurons aussi eu droit à des teintes grises et des effets anodisés, en particulier dans les années 1993 / 1995.
Depuis quelques années, nous constatons une diversité des teintes, avec l’apparition du jaune/noir, orange/noir et même le bleu qui se partage entre le blanc et le noir, chose qui lui réussi plutôt bien.
Pied de nez supplémentaire concernant les coloris, les brochures japonaises montrent la 750 GSX-R ‘japon’ millésime 1986 avec la même décoration que la 1100 (les 1100 n’étant pas vendues chez eux).
Bien sûr, il ne faut pas oublier les séries spéciales peintes sur ordre d’un importateur, comme la magnifique 1000 GSX-R Yoshimura ou la 1000 GSX-R Alstare, à l’initiative de Suzuki Allemagne.
Qui a dit qu’une GSX-R était toujours facile à reconnaître ?
Une chose semble être claire, et à preuve du contraire, je ne connais aucune GSX-R d’origine de couleur verte. Cela est d’autant plus étonnant, que durant de nombreuses années, les motos de course officielles de Pop Yoshimura arborait des peinture de guerre à base de vert et de noir. Le vert est visiblement une chasse bien gardée, alors laissons cette couleur à la concurence !
(si vous voulez rouler original, copiez la déco Suzuki Skoal Bandit '85, très originale)
Ce tour d’horizon des couleurs de GSX-R nous apprends donc que non, une GSX-R peut ne pas être bleue et blanche, une multitude de couleurs se sont offertes à elle durant 1/4 de siècle, ceci n’en apporte que plus de diversité et d’originalité, chacun pourra donc trouver son bonheur en GSX-R, que cela soit en modèle/millésime, en cylindrée, comme en coloris.
N’est-ce pas là le signe d’un bonheur sans cesse renouvelé ?
Certains puristes vous le diront : au même titre qu’une Ferrari doit être rouge, qu’une Alpine A110 Berlinette doit être bleue métallisée ou qu’une Renault 8 Gordini doit être bleue de France, une Suzuki GSX-R doit-elle être, historiquement parlant, bleue et blanche !
C’est sur cette question un peu superficielle, donc totalement indispensable, que nous allons décortiquer les différentes variantes de couleurs que nos belles ont adoptées durant plus de 20 ans.
Force est de constater que chaque millésime de GSX-R a toujours eu une teinte bleue/blanche , souvent accompagnée d’autres teintes, soit au grès des modes de l’époque, soit liées à la cylindrées, soit en fonction du continent où elle est vendue.
En tête du hit parade, pas de surprise, nous découvrons donc le bleu et blanc, aucun millésime n’y aura échappé, et il s’agit bien là d’un signe de fabrique, que cela soit pour les 750, les 1100 , les 250, les 400, et plus récemment les 1000 et les 600 cm3.
D’ailleurs en 1985, la France n’a reçu que cette couleur, l’autre robe rouge/blanche/noire n’ayant pas été jugée utile par Suzuki France, contrairement aux autres pays Européens.
Suit de très près le mariage rouge et blanc (souligné de noir), pour ceux qui ne se satisfont plus de l’éternel bleu et blanc qui peut, on le comprends, parfois lasser, surtout après 20 ans.
Mais il ne faut pas croire que ces 2 teintes majeures sont les seules, car dès les premières années, le Japon et quelques autres pays ont eu droit à d’originales teintes.
Hommage à Yoshimura avec des motos rouges et noires métallisées, telle la GSX-R 750 R Limited Edition de 1986. L’Europe et les Etat-Unis ayant eu droit à la place à une version bleu/blanche/rouge.
En France, peu de GSX-R arriveront en rouge et noir, hormis les 1100. Par contre le japon aura en 1988 des 750 de cette teinte.
Les japonais étant privés de grosses cylindrées, c’est la 400 GSX-R qui cartonne là-bas, elle bénéficie donc de belles décorations d’inspiration racing, comme la 400 GSX-R HB réplica, toute de jaune vêtue et parée de déco et stickers ad’hoc.
Toujours au Japon, il a existé plusieurs versions limitées de GSX-R ‘black’, avec juste un logo R doré. Très sobre, très chic, c’est une intéressante alternative. Cela a commencé en 1987 au Japon, avec une 250, une 400 et une 750 ‘black’ la même année ! Puis régulièrement au pays du soleil levant, des GSX-R sortiront des usines toute de noir vêtue. Idem en 1988 où chaque modèle japonais existe en bleu, en rouge et en full black. La France n’aura droit que tardivement à une telle version : seulement en 2004 avec la 1000 GSX-R limited. Preuve s’il en est que le noir n’est plus une couleur morbide pour nous européens, cela est soit classieux, soit irrévérencieux (merci ghost-rider).
Puisque l’on parle de noir, la 750 n’aura jamais vraiment eu droit à cette couleur, jugée trop sobre pour une 750 devant exhiber fièrement son appartenance à la course. Et puisqu’en compétition, elles étaient soit bleue et blanche en Europe, soir rouge et noir au Japon, alors les 750 GSX-R de série mimaient leur homologues de circuit, jusqu’au bout des carénages.
Cette privation de noir fera le bonheur de la 1100, qui grâce à ses aptitudes routières, ne cherche pas à singer la dernière moto d’usine d’endurance. Bienvenue donc le noir et le gris , le noir/gris/violet, prouvant avec talent que sobriété rime avec beauté.
L’année 1992 voit apparaître les décos flashy et fluo en lieu et place des classiques décorations linéaires. Cela durera jusqu’en 1996, et il faudra voir apparaître la renaissance de la 750 avec le modèle Srad, pour voir le retour à quelques décorations moins radical, abstraction faites des 750 GSX-R Srad de 1996 ‘or’ et ‘mauve et jaune’, surnommées à l’époque ‘marsipulami’
Entre temps, nous aurons aussi eu droit à des teintes grises et des effets anodisés, en particulier dans les années 1993 / 1995.
Depuis quelques années, nous constatons une diversité des teintes, avec l’apparition du jaune/noir, orange/noir et même le bleu qui se partage entre le blanc et le noir, chose qui lui réussi plutôt bien.
Pied de nez supplémentaire concernant les coloris, les brochures japonaises montrent la 750 GSX-R ‘japon’ millésime 1986 avec la même décoration que la 1100 (les 1100 n’étant pas vendues chez eux).
Bien sûr, il ne faut pas oublier les séries spéciales peintes sur ordre d’un importateur, comme la magnifique 1000 GSX-R Yoshimura ou la 1000 GSX-R Alstare, à l’initiative de Suzuki Allemagne.
Qui a dit qu’une GSX-R était toujours facile à reconnaître ?
Une chose semble être claire, et à preuve du contraire, je ne connais aucune GSX-R d’origine de couleur verte. Cela est d’autant plus étonnant, que durant de nombreuses années, les motos de course officielles de Pop Yoshimura arborait des peinture de guerre à base de vert et de noir. Le vert est visiblement une chasse bien gardée, alors laissons cette couleur à la concurence !
(si vous voulez rouler original, copiez la déco Suzuki Skoal Bandit '85, très originale)
Ce tour d’horizon des couleurs de GSX-R nous apprends donc que non, une GSX-R peut ne pas être bleue et blanche, une multitude de couleurs se sont offertes à elle durant 1/4 de siècle, ceci n’en apporte que plus de diversité et d’originalité, chacun pourra donc trouver son bonheur en GSX-R, que cela soit en modèle/millésime, en cylindrée, comme en coloris.
N’est-ce pas là le signe d’un bonheur sans cesse renouvelé ?
