J'ai pas du tout envie de me manger la honte avec les tarmos du secteur, donc je ne sors pas comme ça. Seuls le réparateur du réservoir et mon pote mécano savent que j'ai acquis la vieille. Ce réparateur a été le premier avertissement: Fred, ne demandes rien à personne! Il me dit qu'il faut le dégazer, le réservoir. "Soit, faites donc, cher collègue et que rien n'y paraisse plus guère, palsambleu!" lui rétorqué-je!
ça voulait dire qu'il me le remplissait de flotte pour tirer sur le trou avec des fils soudés, finition à l'étain badigeonné à la serpillière peut être, ou au râteau, vas savoir... Je suis nouveau dans la région, je moufte pas trop, mais j'ai vu le réservoir dans sa bouche, pendant un instant... Bah, il me demande 20€, il a l'air déjà un peu imbibé, je vais voir ailleurs si t'y es.. La décision est prise, je vais faire tout moi-même, parce que je suis tombé au pays de "l'à peu près"...
C'est alors qu'une 400 GSX de 1982 tombe dans mon assiette un soir, avec une bouteille de Cognac.. C'est une merveilleuse région!! lol
je la louve un peu, elle me rappelle la belle époque, avait été faite pour rivaliser avec celle que j'avais... Bouhou, ma toute petite RDLC, j'en retrouverai jamais une comme ça!!!

En fait, la GSX 400 était un veau infernal, je la mangeais avec ma GT.. J'ai vite vu qu'elle avait la maladie chronique de cette série, une moto nommée "erreur", et que j'allais pas en venir à bout côté mécanique, surtout que je ne travaille qu'avec des gants blancs, en soie.. Les seuls trucs intéressants dans cette épave, c'est le GB avant, le guidon et le dosseret, je jette le reste.
Le dosseret trouve presque naturellement sa place par dessus celui du R, moyennant une demie journée de boulot pour le faire tenir.. lol..
J'ai recouvert la mousse initiale avec d'autres couches,j'y suis allé au MAP, vu que j'suis un gars du batiment, ponçage au 40, hein, on va pas s'emmerder, une première strate de fibre tressée, avé la résine métacrylate (c'est celle là qui te fait te barrer en courant), rien de naturel là-dedans, et la forme générale de l'arrière devient un peu plus féminin. 4 strates supplémentaires de mat de verre, avé la polyester, finition avec la tresse fine fine piquée à l'Aérospatiale il y a dix ans, et v'là:

Boah, bien sûr, la selle a subi un élargissement de sept centimêtres, presque rien.. Je la donne à mon pote le sellier, une peau blanche récupérée chez Chanel deux ans auparavant, Le guidon était déjà en place, trouvé chez Aulnay moto pièces, ainsi que les étriers de Kawa, les seuls que j'ai jugé dignes de s'adapter sur le té parmi ce dédale de renforts, durits aviat, bon RAS. Il faut quand même adapter quelque chose devant pour protéger un peu le faisceau (des épissures et du chatterton de toutes les couleurs, qui colle des fils pas de la même couleur: un jour viendra où il faudra s'en occuper, ça se sent bien, déjà, limite ça pue un peu). Je n'ai rien d'autre que les bouts du carénage... L'araignée subit sa première chirurgie, il s'agit de prendre de la hauteur, du maintient, que diable!! Pendant que le GB prend deux centimêtres à descendre..
