Re: Marco Simoncelli nous a quitté
Posté : 23 oct. 2011, 19:10
vraiment c'est terrible cet accident ; repose en paix " le grand "
Motos SUZUKI : 1100 GSXR / 750 GSXR / GSXF / GSXG / Bandit (GSF) / Inazuma (GSX) / MOTEURS: 1200 (1157) - 1100 (1127 - 1052) - 750 (749 - 748) - 600 (599)
https://www.airhuile.com/
mito a écrit :Moto MotoGP: L'émouvant hommage de Rossi à Simoncelli
Très lié avec Marco Simoncelli, Valentino Rossi a rédigé un hommage publié sur sa page Facebook après la mort de son ami ce dimanche à Sepang. "J'ai décidé de me souvenir de toi avec un sourire, ce sourire que tu affichais tout le temps. Je me souviendrai de toi avec cette même expression que j'ai eu la première fois que je t'ai vu avec cette tête et ces lunettes de soleil. Je me suis dit heureusement qu'il est sympathique, parce qu'il ne ressemble à rien. Je me souviendrai de toi comme à Monza, quand je t'ai vu tomber de ta machine, que tu as enlevé ton casque et que tu as gueulé comme une hyène et que tu es rentré à pieds après avoir chuté. Je me souviendrai de toi comme l'ami fou de Vale, celui du premier mondial en 125cc, celui qu'ils voulaient mettre au placard au début de saison parce que tu étais "violent". Je me souviendrai de toi comme le champion que tu as toujours été. Tu es un grand et je te porterai toujours dans mon coeur."
c'est un fake d'après pit-lane.biz :Elbowz a écrit :C'est un fake...
oups désolé alors!Elbowz a écrit :c'est un fake d'après pit-lane.biz :Elbowz a écrit :C'est un fake...
Brivio a dit que cette lettre est une "fausse", Rossi n'a pas de page Facebook. Citation : "It looks like there is on the web a letter that Valentino wrote. It is all fake! Vale didn't write and didn't say anything yet and has no FB"
un bel article pour une belle histoire et une triste finElbowz a écrit :un très bel article qui ne fait qu'amplifier mon admiration pour ce pilote et ma tristesse par la même occasion...
Source : http://www.liberation.fr/sports/0101236 ... e-pour-luiLa grande maison grise est bien cachée sous les arbres qui longent les méandres d’un petit ruisseau. Ni barrière, ni portail. Marco Simoncelli se promène tranquillement dans la luzerne avec Max, son vieux berger allemand. Au loin, les murailles de Saint-Marin. Vers l’est, l’Adriatique dessine une ligne d’horizon brumeuse. Le village italien de Coriano est perdu dans cette campagne vallonnée, à deux kilomètres du circuit de Misano Adriatico, au sud de Rimini. Marco Simoncelli, c’est une énorme tignasse frisée et 1,80 m. Grand, pour un pilote moto. Et il pèse près de 80 kg. Résultat : il use les pneus plus vite que les autres, consomme plus d’essence aussi… Pourtant, à 24 ans, l’ex-champion du monde 250 cc est devenu une sorte de nouveau héros du circuit MotoGP. Presque la relève de son voisin de palier multimillionnaire, Valentino Rossi, neuf fois champion du monde, qui habite à trois kilomètres. Dans la région de la Romagne, les circuits abondent. Et comme beaucoup de gamins du coin, Simoncelli possède un moteur à la place du cerveau.
Sa famille est originaire de Riccione, sur le bord de mer où Paolo, le père, et sa femme, Rossella, tiennent une gelateria assez réputée. Lorsque son père décide d’acheter ce bout de ferme, Marco n’a que 8 mois. Très vite, les champs qui entourent la maison familiale n’ont aucun secret pour lui. Marco est casse-cou. «A 4 ans, on m’a offert un mini-engin de cross et je tournais comme un fou dans la vigne. Trois ans plus tard, j’ai eu une mini-moto. J’allais courir à Riccione avec mes amis. Dans ma tête, j’étais déjà en MotoGP !» Luca Cadalora, Kevin Schwantz, Wayne Rainey ou Eddie Lawson sont ses idoles. Rossi aussi. «J’étais tifoso, maintenant je cours avec lui et nous sommes amis. C’est un honneur pour moi», dit-il. Pour réaliser son rêve, Simoncelli économise le moindre sou. Ses parents l’embauchent au magasin. Il aide aussi un photographe de Cattolica à classer des clichés de moto.
«A 14 ans, j’ai explosé le scooter de mon père contre l’Opel de ma tante Ilaria. Le scoot était mort et moi je n’étais pas mieux. J’avais toutes les dents qui bougeaient…» Marco revit ses aventures en faisant de grands gestes. Lorsqu’il parle, il cligne des yeux, mais l’un après l’autre. Il a travaillé tout l’été pour rien, juste pour rembourser le scooter de son père. «L’année suivante, il se payait tous les soirs !» rappelle Rossella, la mère.
Marco dispute ses premières courses en championnat régional, puis national. Son père arpente la région pour trouver le moindre sponsor. Il ira jusqu’à hypothéquer son magasin. «Je dois tout à mes parents, reconnaît le jeune pilote. Ce n’est qu’en 250 cc, sur une Aprilia, que j’ai commencé à gagner de l’argent. Parfois, le week-end, il fallait payer 500 000 lires [260 euros, ndlr] pour s’aligner sur une toute petite course. J’ai longtemps couru gratuitement.» Le 5 est son chiffre fétiche. «Pourquoi ? Je n’en sais rien, dit-il. D’ailleurs, j’avais voulu prendre le 55 au championnat d’Europe et on m’a donné le 58. Comme j’ai gagné, je l’ai gardé.» Après son titre mondial en 2008, il refait une autre saison chez Gilera en 250. Shuhei Nakamoto, le patron de Honda, en fait vite son poulain. La firme japonaise débloque un chèque de 3,6 millions de dollars sur deux ans pour qu’il passe en MotoGP, la catégorie reine. C’est le team officiel Honda de Fausto Gresini, ancien pilote lui-même, qui décide de le recruter en 2010. Gresini est un voisin, romagnol lui aussi. «On se comprend bien, dit-il. Marco est travailleur, simple et honnête. Il a son propre charisme et il trace sa route tout seul.»
Si Simoncelli n’a encore rien gagné en MotoGP, il s’est construit une réputation grâce à un style de pilotage un peu à l’ancienne qui ne plaît pas à tout le monde. C’est un vrai bagarreur qui ne fait pas de quartier. «En piste, les amis n’existent pas», dit-il. Au Mans, en mai, il accroche Dani Pedrosa qui se casse la clavicule. A Assen, aux Pays-Bas, c’est le champion du monde en titre Jorge Lorenzo qui fait les frais de son impétuosité. Casey Stoner l’a accusé de trop écarter les jambes en courbe… ce qui vaudra à l’Australien une réplique peu gracieuse à la Materazzi, en direct à la télé. Rossi, avec qui il s’entraîne tout l’hiver près de Pesaro, Capirossi, Edwards ou encore De Puniet le soutiennent. Tout comme les anciens tels Schwantz, Rainey ou Agostini qui revoient en lui les pilotes qu’ils étaient. «Les autres, surtout les Espagnols, râlent car ils ne se sentent pas assez sûrs d’eux, se défend Simoncelli. Moi, j’ai toujours été correct avec tout le monde.»
S’il est loin de l’image du gendre idéal incarné par Valentino Rossi, «SIC» (surnom qui fait écho à l’abréviation de son nom au tableau d’affichage du championnat du monde) apporte une bouffée d’air dans un milieu trop confiné. Sa silhouette grandeur nature vantant le bon goût des chips San Carlo est plantée dans tous les bars du pays. «Dans le milieu, nous étions dans l’attente médiatique d’un nouveau phénomène, confirme Carlo Pernat, son manageur, déjà découvreur de pilotes tels que Biaggi ou Capirossi. Marco a montré du potentiel. Il est moins spontané que Valentino, mais il est très naturel et très équilibré.»
Brillant en qualifications, Simoncelli a encore du mal à concrétiser en course. Mais il continue à marquer son territoire. Il a du caractère et fait le spectacle. Hors piste, il est presque trop gentil. Il le sait. «J’ai tendance à me fier trop facilement, reconnaît-il. Je me remets aussi trop en cause. Je suis sincère avec les autres et parfois ça me joue des tours.»
«Cela ne sert à rien de vouloir péter plus haut que son cul», lance-t-il avec un accent très marqué de Riccione, qui le rend parfois incompréhensible. Mais il s’en fout. «Je mène une vie simple, continue-t-il. Comme les autres pilotes, j’aurais pu choisir une fiancée potiche. Je préfère Kate, avec qui je suis depuis cinq ans. Elle n’a rien à voir avec la moto. On va fonder une famille et on habitera dans la maison d’à côté. Je me sens bien ici. J’y trouve une certaine paix.»
Simoncelli s’est fait violence pour finir des études. Il a néanmoins décroché un diplôme de responsable en milieu associatif mais est vite retourné à ses motos. D’ailleurs, la Gilera 125 de son titre mondial lui sert de table de chevet, sur la béquille à côté de son lit. Il n’a pas lu un bouquin depuis longtemps, sauf dans l’avion qui le menait à Indianapolis, fin août. «Kate dormait à côté de moi et je lui ai piqué son livre, I love mini shopping [de Sophie Kinsella, ndlr]», dit-il en riant. Le marque-page était page 150. «Je n’ai pas voulu le déplacer alors je l’ai lu jusqu’à la fin !» Dans la cuisine, sa mère éclate de rire, lui lance : «C’est bête, tu as raté la meilleure partie !» Près de lui, Martina, sa jeune sœur de 13 ans, écoute sans rien dire. «Aujourd’hui cela se passe mieux mais il est toujours aussi taquin», dit-elle. Kate sauve la mise : «Il aime les amis, les trucs simples. Il a horreur du luxe. Et quand il aime, il donne tout !» Comme lorsqu’il met les gaz.