Bon, ben voilà, cette fois j'ai trouvé une petite chimie qui va contourner plus qu'agréablement, au niveau du larfeuille du moins, le racket organisé de ces marchands de peintures polyuréthanes!! Comme vous le savez, je suis un gars du batiment et je ne fais de la moto que pour m'amuser: ça me passionne pas du tout, ça fait peur aux mémés, ça fait du bruit et ça pue, en plus avec ça on se mouille et ça caille, et tout c'qui a d'ssus, c'est que d'la racaille!
Alors dans mon boulot, j'ai tout intérêt à être certain du support, hein, c'est pas quand j'ai tout fini que je dois m'apercevoir que la couche de pinetoure beurrée par Carlos da Costa (les peintres en batiment sont tous portugais!) se barre en lambeaux à cause de ceci ou cela, ça m'agace un tantinet, alors j'ai cherché la meilleure impression, et j'ai trouvé la B.I.N ... Connaissez pas la BIN, de chez Zinsser?
Bande d'ignares! Chouf!

22 € le pot, ça accroche du feu de Dieu sur tous les supports, et c'est du béton!...MAIS... Son solvant, c'est l'alcool à brûler, Restait à savoir s'il y avait compatibilité chimique avec le recouvrant, en l'occurrence les vernis PU qui coute la peau des c... Pour ce qui va se trouver entre les deux, j'ai tout essayé, ça colle et ça bouge pas.
Test: j'ai un carter d'embrayage qui traine, je le brosse à mort, je lui applique ma solution teintée (avec des pigments direct, ben oui, pas d'huile et encore moins d'acryl, pisque l'alcool le bouffe, tiens, comme mon foie), même je me paye le luxe inouï de m'offrir un matiérage: le tout lisse, c'est pas pour moi... Et j'emmène l'objet se faire vernir par le carrossier du coin (brillant, il n'a que ça). ET ÇA MARCHE!! Je sais pas si vous vous rendez compte de l'impact: un pot d'apprêt carrosserie plus son diluant et son durcisseur, que si tu l'utilises pas dans les 15 jours, tu peux le jeter: 120 roros... un kilo de BIN : 22 tout petits roros, tu le rebouches après usage, tu le rouvres deux ans après, il est intact... Pitin la pub d'enfer que je leur fait!...
Alors vamos muchachos!!

L'avantage, c'est que en y allant au pinceau et en pochant le tout, j'ai toutes sortes de nuances recherchées, mais il n'y a aucune contre indic à ce qu'on utilise le pistolet, par contre, faut pas aller boire le thé avec mamie entre deux godets, parce que tu vas pleurer le nettoyage!
Ce que je me suis aperçu, aussi, c'est que la BIN est réversible, c'est à dire que même sec sur la palette le lendemain, j'y verse de l'alcool dessus et je frotte un peu avec une brosse et ça repart! tant que c'est pas bloqué par des couches ultérieures ou le vernis: la classe, tout se nettoie avec l'alcool à brûler, qui coûte, euh... bof, on s'en cogne: sûrement pas le taro d'un litre de diluant des mes deux... Hé hé hé, à qui qu'on dit merci ?