Et bien, à mon tour alors,
Permis :
1989,
1ère leçon sur route avec une 500 VTE, première grosse cylindrée que je touche de ma vie. Le moniteur me fait mettre un casque avec écouteurs intégrés (une nouveauté à l'époque). 2 fois trop grand pour moi...
1ère ligne droite sur la N6, à l'époque 3 voies, dont la centrale réservée aux dépassements... pour les 2 sens ! Ca ne se fait plus maintenant, ou presque.
Un p'tit poil optimiste
(on est con à 18 ans), j'enquille un dépassement gaz en grand. Ho putain la surprise, j'ai l'impression de passer en vitesse lumière ! scotché sur la poignée de gaz, j'ai vu l'aiguille afficher 180, par dessous la mentonnière du casque.
Bah oui, le truc est remonté à cause du vent et je ne voit absolument plus la route.
Je ne sais pas comment j'ai survécu à l'expérience. 180 sur une 3 voies double sens, sans rien voir, et surtout sans aucun contrôle de la situation, j'aurai pu mourrir 10 fois en 2 minutes...
Me rappelle avoir eu très, très peur. Et le mono n'avait rien vu... je ne lui ai rien dit...
1993,
1 mois de retrait de permis, 169 pour 90, sur ma 750 GSXF. "Boha, je viens à peine de démarrer", que j'ai dit au flic. L'a pas aimé... J'ai ensuite essayé d'entourlouper le juge en prouvant que le préposé au radar ne pouvait pas voir la zone ou les collègues arrêtaient les contrevenants, et que du coup ils ne pouvaient pas êtres sûr que c'était moi.
Ca n'a pas marché...
Me souviens plus de l'année, ni de la moto. Mais j'ai eu droit à un stage de récupération de points A LA PLACE d'un retrait de permis, pour m'être fait tauper à doubler sur une ligne blanche... Encore un truc qui ne se fait plus, dommage...
Et dans la série "je cherche les emmerdes" : Me retrouve à la sortie d'un carrefour encadré par 2 gendarmes à moto. Le premier commence à rouler un poil fort, je suis. Il ne va quand même pas me larguer avec sa BM de merde hein.
Je n'avais pas encore vu le 2ème. Sauf que celui çi a parfaitement vu ma mini plaque assortie aux couleurs de la moto... Ma belle 1100 ZZR bleue et grise avait une toute petite, toute jolie plaque d'immat' avec lettrage bleu sur fond gris ... à 5m tu ne voyais plus les chiffres !
J'ai eu droit à un savon bien corsé, mais aucune autre sanction que l'obligation de repasser à la brigade avec une plaque conforme. Je n'aurai pas fait l'abruti à coller au cul du 1er que ça serait passé crème !
Pour les gamelles, je pense pouvoir disputer le score de la quantité à
Lawran, sauf pour le nombre de visites à l'hosto...
- 1ère ridicule à 15 ans, sur mon Itom 50 cm3 (moteur Minarelli 6 vitesses). Réception de saut sur le terrain de cross sauvage à côté de chez moi. Bon, réception de saut, c'est prétentieux hein, roue avant levée de 50 cm et la roue arrière sûrement à peine décollée du sol. A cet âge le pilotage est franchement approximatif.
M'enfin j'ai eu la joyeuse surprise à l'atterrissage de... planter le 2 tubes de fourche dans le sol, m'envoyant faire un magnifique soleil dans les ronces ! J'avais perdu la roue avant pendant le saut, avec les 2 fourreaux encore solidement fixés à la roue...
A 15 ans, le niveau en mécanique est aussi approximatif que le pilotage...
- 1ère sérieuse en 125 twin. Collais de beaucoup trop près une voiture, qui a fini par freiner un peu fort. Moto encastrée dans le coffre et premier apprentissage de vol par dessus les voitures pour moi. Pourtant pas de bobos, à part quelques contusions et l'orgueil en vrac.
- Une bien bonne en novembre 91. Je venais d'achetter ma toute neuve GSXF modèle 92, même pas 900Km au compteur. Un BCBG en BMW grille un feu rouge et vient me chopper l'avant de la moto. Encore un vol non maîtrisé pour moi... Cette fois direct hosto avec un genou qui était remonté jusqu'au milieu de la cuisse...
Moto neuve, alors après quelques tracasseries administratives, on me l'a refaite à neuf et j'ai pu enquiller plus de 80 000 km à son guidon.
Et j'aurai pu en faire encore beaucoup, sauf que :
- Un D'jeuns en 125 NSR qui sort comme une flèche de chez lui, sans regarder sur la route si un con arrive. Et le con, c'est moi. Pas pu éviter, choc quasi frontal. Pour autant, pas de gros bobos. 24h de surveillance à l'hosto pour moi, une main/poignet cassé pour le gamin. Bon, lui, il n'a jamais retouché de moto, ses parents en ont été traumatisés...
Pas de bol, Ma moto ayant quelques années et 80MKm, l'assurance ma l'a classée épave. Les carénages coutaient à eux seul la valeur de la moto...
- Allez, encore une ridicule. En 600 DR cette fois. Balade tout terrain. Je décide de rejoindre la route en coupant à travers un pré. Entre le pré et la route, un bon gros fossé des familles, genre 1m50 de profond et de largeur.
Je repère un accès, les espèces de "pont" que font les agriculteurs par dessus les fossés pour aller dans leurs champs. Donc franco dedans.
Sauf que ce n'était pas un accès...
La faucheuse venait de faire les bas-côtés de la route. Et a laissé une masse d'herbe coupée en travers du fossé...
La sensation quand tu sens l'avant de la moto tomber dans un trou de cette taille est indescriptible... Tout descend d'un coup, sauf ton estomac !

Ca ne dure pas longtemps hein, le choc qui suit te remet très vite tout en place. Ou pas...
Bref, encore une fois, pas de vrai bobo.
- 2017, Une bonne, à la Marquez. Sur piste donc. Descente du Lycée, à Magny-Cours. Le freinage se fait sur l'angle, autour des 200. Le mec derrière moi se loupe, et m'emmène visiter la pelouse avec lui... Dans la glissade qui suit, je vois des morceaux de moto qui volent et me passent par dessus. J'ai le temps de reconnaître que ce n'est pas la mienne qui part en lambeaux.
Et effectivement, malgré la vitesse de la gamelle, je n'aurai que le poly et quelques bricoles à changer ! Bon, moi par contre, col du fémur cassé, direct hôpital de Nevers...
- 2019, en 660 ténéré. Un foutu clébard sorti de nulle part se jette sur (plutôt sous...) ma roue avant. Mais vraiment le chien con qui court après tout se qui tourne... J'ai tenté un évitement, mais ce crétin a suivi ! J'ai freiné tout ce que j'ai pu, c'est à dire pratiquement rien hein, les trails des 90'...
Bah du coup, il l'a eue, ma roue avant. Et mon sabot. Et ma roue arrière. Et moi j'ai encore trouvé le contact avec le sol. En survêt-baskets, quelques pizzas sur le côté... Le temps de me relever, j'ai apperçu le cabot disparaitre dans les broussailles en hurlant de douleur... Jamais retrouvé.
Le jour même, pour chercher du pain, je ne vois pas le méga nid de poule en descendant de mon fourgon. J'ai vraiment bien entendu le CRACK qu'a fait ma cheville avant que je m'étale de tout mon long (sur mes écorchures tant qu'a faire) sous le camion...
La semaine suivante, je partais faire de la rando et baignade en Corse. Autant dire que ça a été limité hein, paske la marche avec une entorse de cheville... et la mer avec des pizzas sur la moitié du corps...
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